Aliou Cissé avait le regard pétillant et le sourire facile en conférence de presse à la veille de Pologne – Sénégal (mardi, 17h00). Après avoir connu la Coupe du monde comme capitaine en 2002, le voilà sélectionneur. Et il a hâte de débuter

«Comment vivez-vous ce retour en Coupe du monde ?

Il y a seize ans, j’étais en face de vous avec feu Bruno Metsu, en tant que capitaine de l’équipe nationale. Mes pensées vont à Bruno qui a fait énormément pour notre foot, qui a qualifié pour la première fois l’équipe nationale à une Coupe du monde. Je la mène pour la deuxième fois. Je sais que de là où il est, il nous regarde. Son énergie nous portera.

Que pensez-vous du fait d’être le seul entraîneur africain et noir ici ?

Ce sont des débats qui me gênent. Le foot est universel. Je crois que la couleur de peau a peu d’importance mais c’est bien de le constater. Il y a des entraîneurs de qualité sur le continent, il y a une nouvelle génération qui a envie de se faire sa place dans ce foot. Je pense à des gens comme Florent Ibenge qui réussit un travail exceptionnel avec la République démocratique du Congo. On veut montrer qu’au-delà d’avoir un passé de footballeur, on est aussi des tacticiens. Nous avons le droit de faire partie du gratin des entraîneurs internationaux.

Que pensez-vous de cette entrée contre la Pologne ?
Bien débuter, c’est important mais pas capital. Le Sénégal fait partie des meilleurs africaines. On a de la détermination et on n’a pas de complexes. Nous n’avons pas de pression, on a cravaché très dur pour être là.»

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